Selon cette étude menée conjointement par Giada Di Stefano, Francesca Gino et Gary Pisano et Bradley Statts, 23% des collaborateurs qui ont passé les 15 dernières minutes de leur journée de formation à écrire et à réfléchir sur ce qu’ils avaient appris ont obtenu un score supérieur de 23% à celui des autres stagiaires, au test d’évaluation finale. 

 

En effet, le processus cognitif qui transforme la connaissance tacite en connaissance mobilisable par la suite, améliore l’ancrage, la compréhension et l’assimilation de cette connaissance. On tire ainsi plus de bénéfices de l’expérience en y réfléchissant ; on en extrait des enseignements durables. 

  

Seconde surprise : le fait de transmettre et de partager son savoir est comparable au fait de réfléchir individuellement à sa pratique : la performance de l’apprentissage est améliorée de façon significative dans ces deux contextes, mais dans les mêmes proportions. Ce qui tend à montrer que ce qui prime, c’est bien la phase réflexive : en effet, avant de transmettre un savoir, il est nécessaire de l’avoir pensé, conceptualisé… Et l’étude de conclure sur les propos du philosophe américain, John Dewey : « nous n’apprenons pas de l’expérience, nous apprenons de la réflexion sur l’expérience. » 

 

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